MON SUPERBE ENNEMI 

 

d i v

 

 

 

 

01. I Am Bertrand Cantat I Am Dead  4.47
02. La Colline 7.08
03. Les Ricochets Dans l’Eau  5.39
04. Pourquoi Dire Nuque  4.21
05. Joseph  6.54
06. Aimer  6.06
07. Quand J’Aurai Aimé Perdre  5.59
08. Mona  6.19
09. La Guerre d’Algérie  3.28
10. Car Nous Devons Ecrire La Fin Du Monde  6.24
11. Trois Jours Chez Mon Père  7.48

 

[ 12. Et Moi Je Rêve de Casiopée  5.27 (clip)

13. Trois + 6 = Neuf  4.05 (clip)

14. La Boucle 5.21 (clip) ]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1. I AM BERTRAND CANTAT I AM DEAD (texte & musique : d i v)

 

homme comme une plaie qu’on signale dessine-moi le chemin le chemin l’odeur des roses pliées en quatre dans du papier journal je ne sais plus où j’en suis les habits blancs de l’histoire là où on peut présenter des formes de manière intemporelle travailler dans les détails on découvre des mots l’avenir n’est pas scellé non acteur je le suis j’accepte les larmes dans un carré magique pour les morts j’aurai pu amener sur la table les ombres et la richesse du soir qui les déplacent là où on peut présenter des formes l’introduction et la fin regarde approche-toi regarde approche-toi le sable qui en découle l’incapacité à se suivre mon ami le parfum de ta bouche en train de croquer dans un fruit rouge qu’on pouvait qu’on pouvait voir dans le ventre de l’autre la voix que j’aime entendre jamais jamais jamais j’aimais la mise en scène de ton corps moi j’avais dans les poches tes nuages la voix que j’aime entendre c’est un jeu avec les nuages les ombres et la richesse du soir qui les déplacent je revendique des personnages on aime bien ce genre de chose d’homme à homme à l’intérieur d’un chemin des murs j’avais mis moi mon épaules nues contre toi le long d’un mur étroit pour me blesser d’homme à homme peut-être qu’on n’a plus de chagrin tous les deux quand l’émotion nous fait du mal quand l’émotion nous fait du mal l’incapacité à se suivre le parfum de ta bouche en train de croquer dans un fruit quand c’était quand c’était quand c’était tard le soir rouge comme la nuit pour faire pour faire gonfler tes robes mon amour la voix la voix que j’aime entendre j’aurai pu amener sur la table un objet perdu à trois faces avec tes yeux que je recherche maintenant que nous sommes morts

 

 

 

 

2. LA COLLINE (musique : hnov/d i v/texte : d i v)

 

coquille vide j’étais bien tout à l’heure au sec à l’abordage dans ton ventre celui secoué par toute la merde qu’on s’invente on reviendra dans le sommet de l’autre même pas le crâne et si je pleure est-ce que c’est ta peau qui me retourne je te touche quand je voulais pas quand je voulais mourir dans tes bras dans tes cheveux blonds dans la colline tu me soupèses tu me retiens tu me craches à la gueule tes souvenirs d’amour d’amour d’amour dans la colline qui m’avale me suit jour et nuit où mon ami est venue 100 fois m’écrire des trucs dans la peau tu peux pas savoir le ralenti des choses quand on court dans le vide le gout de l’autre quand la feuille est pliée sur le sommet du crâne la douleur que ça laisse dans la bouche les regrets la pierre froide tombée à plat ventre sur toi le chat miaule le café est froid je me suis perdu 100 fois dans ton corps pour retourner les pages du livre quand j’avais chaud te voir nue te faire l’amour te baiser comme un chien écarlate quand la fenêtre est fermée le froid le givre je te suis coquille vide sur l’eau tiède quand ta peau est bleue par les coups donnés coups donnés repris je marchais seul j’avais froid c’était l’hiver je crois non c’était l’été la colline était toute bleue au loin je pouvais percevoir les silences qu’il y avait dans ton corps l’amour que je faisais nu plié comme la feuille A4 A12 A5 je sais plus je sais plus je me lève je tombe je titube je regarde par-dessus ton corps tiède après l’amour que nous avons fait à 3 les souvenirs ça vous plante comme un couteau dans le dos replié comme la feuille où je t’écris jour et nuit les mots d’amour que nous avons écrit jeté sur la jetée vide dans le tableau en mille morceaux sur ma peau tes reins ton sein coupé où je bois encore le lait de la jument qui court au loin verte comme tes yeux sur la colline toute replié comme les feuilles que nous avons jeté éparpillé dans l’eau tes yeux tes cheveux mouillés sur ma peau qui en redemande de l’amour le gout que ça laisse le gout que ça laisse tout ça l’absence des autres la mort la mort la petite mort des peaux dans ta bouche toute recroquevillée dans mes mains que je jette dans l’eau pour voir ton visage coupée en deux coquille vide retournée dans l’eau la cicatrise qu’on arrache avec les ongles pour glisser glisser glisser encore une fois avoir froid avoir faim avoir ta petite tête dans mes mains boire l’eau de tes yeux pour peindre avec tous les tous les tous les tous les regards qu’on lance dans la mer coquille vide coquille vide j’invente des mots je cris je cris j’ai peur j’ai froid

 

 

 

 

3. LES RICOCHETS DANS L'EAU (musique : damien saez/d i v/texte : d i v)

 

c’est quelque chose
quand on ferme les yeux
c’est quelque chose qui nous rentre dans la peau
sans crier garde
c’est plus fort que
le vent au bord d’une falaise quand il
me regarde fixement
en face de moi
c’est plus fort
que tous les oiseaux qui volent au-dessus de l’étang pour
s’abîmer quand il fera froid
on se réchauffera dans la maison
du parc
tous les deux on a construit
des châteaux forts
des pistes d’atterrissage où on peut
être heureux
grain de sable dans la chaussure
et tu me suivras jusqu’à là-bas dit
encore des mots d’amour dans un mouchoir
avec des fleurs par milliers dans sa voix
lactée
si douce si belle au bord de l’étang quand il lance
des livres en ricochets ça fait
mal aux jambes
quand on
marche ensemble sur cette route
où les arbres sont couchés comme l’amour
que nous ferons ce soir
l’un dans l’autre
et me serrer me serrer me serrer
contre son souffle j’entends battre
son cœur son pouls
toute la force d’un homme
c’est comme un orage
moi qui avait peur
des éclairs et de la lumière
tard le soir quand j’étais
enfant perdu
perdu sans voix
on a fait le tour de la question de l’amour
entre un homme et un homme
quand on a froid
tous les deux
tous les deux

 

 

 

 

4. POURQUOI DIRE NUQUE (musique & texte : d i v)

 

Qu’est-ce que tu dis, j’entends rien, édicter jouir, tu sais très bien, où donc, et somme de 3, où étions-nous, ça fait que la mer monte, sans faiblir, tout l’été ta voix, s’envole dans le noir, ce qui précède, est perdu, élancé, des fleurs oranges, que je coupe en deux, pour les mettre dans tes cheveux, puis tout disparaîtra, mais revient la douce gorge, pour respirer encore, cette odeur-là, si lumineuse, capte le sang, pour que tes ongles rouges, dévore l’azur, à côté de moi, cocon maintenant pluie, orvet, que je glisse, sans pleuvoir, dans ta chatte ouverte, humide et dégueulasse, qui pue l’amour, comme la pureté des peaux, et j’en conjure, ou mieux, ça nous rapproche, l’as-tu craché, comme un noyau, comme ça oui, je t’entends mieux venir ici, tes pas, tes pas respirer contre, aux arômes, ta formidable queue, à la langue rose, pendant que tout éclate, elle me sourit, en urinant sur moi, c’est chaud, bien au-delà, ô pressenti, eau pressentie, pourquoi dire nuque, quand tu me manques

 

 

 

 

5. JOSEPH (musique : mogwai/texte : d i v)

 

c’est quoi un rouge gorge maintenant je suis fatigué je tends le bras il pleut l’escalier est glissant trempé je me tiendrais plus tard à ton bras je n’attends plus je me tiendrais plus tard quand je serais plus grand plus beau plus élégant avec toute la suite qui va avec et tout et tout j’attends je suis là ils viendront peut-être me chercher comme avant avec les autres pour me mettre dans un endroit calme où tout est blanc je serais bien là-bas je dormirais pour oublier qui je suis vraiment je suis joseph comment tout ça à commencer comment mettre la bonne porte dans la bonne clé la vie est un jeu si transparent pour réussir à tous les coups la zone pavillonnaire l’endroit où je suis né l’endroit où j’ai vécu toute mon enfance l’endroit déjà tout tracé sur la route du bonheur quelqu’un m’écoutait derrière la porte j’ai mal au ventre j’ai mal à la tête je crois bien qu’on parle de moi j’entends des voix des voix me veulent du mal jusqu’à demain matin me cherchent je dors déjà c’est comme avec les femmes j’ai du renoncé et prendre sur moi la robe en éventail pour en faire une camisole de force une seconde peau et puis regarde mes mains regarde comment physiquement je tremble comment je peux tenir comment je peux tenir encore t’as raison de dire ça l’enfance est une limite à ne pas dépasser parfois j’ai peur parfois j’aimerais tuer ma mère aller à l’essentiel nager marcher mourir près du bord quand vivre m’est difficile écarter les bras d’un gratte ciel pour sauter dans le vide et disparaître et qu’on n’en parle plus de joseph de l’alcool assourdissant pour trouver le sommeil et qu’on n’en parle plus des belles lettres d’accompagnements dans les livres qui pourriront peut-être un jour sûrement j’en sais rien demain je vois f et puis l’autre à 17 heures et on parlera d’électro choque du temps qu’il fait dehors on parlera de rien on parlera de codéine d’atmosphère pour écrire le mieux possible après la chute après la remontée des différentes phases qu’il faut traverser pour être heureux le monde est surprenant je dois manquer de fibre un peu d’atome un peu d’amour le reste fera le reste voilà c’est tout une simple forme évolutive de la matière à la matière et je suis là devant vous je suis joseph et je m’enroule j’ai froid je vais vomir un peu je vais pouvoir rentrer dans moi labyrinthe labyrinthe posé comme un endroit une plateforme sous le ventre soulevé détache-moi je suis dans un jeu de quilles on est lancé des gens me frôlent des gens me regardent on laisse passer les beaux tissus pour mieux les détruire ensuite chacun ses armes son double et sa façon de se défaire dans le regard de l’autre j’avance j’avance mais j’avance mal j’avance pas quelqu’un est entré et n’en n’ai jamais ressorti je m’oublie pour boire j’aimerais des fois écrire comme Houellebecq sur le bonheur sur le rapport aux femmes les gares les trains à prendre pour être un homme heureux moi j’en sais rien je suis au ralenti

 

 

 

 

6. AIMER (musique & texte : d i v)

 

Elle au bain. Ouvre le jour. Et c’est pareil. Peau douce. Ombre où le duvet. Masque le passage d’un ongle. En moi souple. Et me retient. Le visage en arrière. Pour aimer. Où étions-nous ? Où étions-nous ? Humide et sec. Dans ce pays. Calcaire et blanc. D’arbres et de paroles. Pour tuer tous les obstacles. Au long varech échoué. Sur les habits bleus sable. Pour traverser les champs de solitude à deux. L’havre de paix dans tes yeux verts. Pour embrasser ton cou. Garde le secret. Des fleurs imprimées. Sur les tissus des arabesques toutes dispersées. Et autres nuits. Et autres nuits. Parlons-en. Des villes plus au sud. Où le bronze coule encore. Plus bas plus bas. Le long de la colonne. On y est presque. Je sens partir d’ici. Tous les mouvements du corps. Qui viennent vers moi. Happe chassons-ensemble. A la même main. Ton ventre myosotis. Ta rose ouverte. Cette barque au loin à la coque fine. Salée où je me perds. Dans une mer verte. A mi-cuisse. Ton prénom. Ton prénom. Sur un caillou échoué. Caresse le vent. Pour un lac imprenable. Devant nous. Devant nous. J’ai vu l’émeraude. Le process. L’or serti. Dans tes cheveux. Tout autour. Qui s’ouvre au monde. En deux. Je suis en toi en deux. Nous sommes en route. Pour aller n’importe où. Nous signer. Boire l’amour. A perte de vue. Tous les soleils n’en finiront jamais. D’aller venir. D’aller venir vers toi. Je ne sais où. Car j’ai choisi. De peindre ta bouche. Avec l’acier des coquelicots géants…

 

 

 

 

7. QUAND J'AURAI AIME PERDRE (musique & texte : d i v)

 

Grand soir d’été. Bicyclettes bleues nuits. Nous dévalons l’autre. Esquinté comme toujours. J’écris, n’importe quoi. Entre hier et aujourd’hui. Les avions pas mes doigts non. Tokyo Alger Paris, à la craie. Et moi je reste là. A chercher de la lumière avec le pouce avec les pieds. J’aimerai te serrer dans mes bras. Encore une heure qui passe. Un nuage gris n’aura cessé de me dire à l’oreille. Tous ses secrets. Une maison près d’un lac, ou d’un fleuve enneigé. C’est là où je t’écris nocturne comme un battement d’aile. Perdu dans la brume éventrée. C’est là où nous sommes allés nous recueillir. Dormir sur un banc comme la terre debout dans le corps de l’autre. Qui attend maintenant son tour. Je suis riche je suis pauvre comme la rosée gavée de pluie et de soleils froids aux longs trajets. Les fleurs. Ami où j’irai cracher pour qu’elle repousse dans tes dents. Dire un mot dire le temps qu’il fait dehors sur la terre ocre collée comme du sable à nos souvenirs. Recommencer le jeu de la vie. A cloche pied dans les jardins bleus où la mer s’enlise à 2 heures. A deux pas d’ici. Je pense à vous. Je pense à toi. Mais je dois choisir : Quand j’aurai aimé perdre…

 

 

 

8. MONA (musique : damien saez/texte : d i v)

 

une heure que je fais ça
avec tes yeux
le bruit de l’eau
les draps froissés
le corps qui n’en peu plus
des allers retours
dans la sève des arbres
le gravier qu’on garde sous la dent avec
la minuscule parenthèse ouverte
le canevas des fleurs sur tes robes offertes
aux insectes qui avaient faim quand le nid est tombé
d’amour à la renverse
le vent par endroit n’est pas si léger quand on le porte
avec la bouche
je t’embrassais le coude un peu comme une flèche
pour nous indiquer la route
et le soleil à travers les vitres
et les volets roulés dans le cœur quand ça va pas
quand ça va trop loin d'ici là
tu peux toucher le cœur d’un homme brisé
qui a froid qui doute
et le chagrin l’emportera comme toujours
on est lié avec ça on n’y peut rien
la route entre les arbres n’atteindra pas son apogée ses mimiques comme si le monde riait ou perdait l’horizon
son astre échoué au beau milieu de rien
une larme comme si tout était au dehors de nous
son masque de fer pour regarder l’ombre gagner la terre
gorgée d’eau nos pas nos pas nos illusions
du papier gras pour mettre des choses douces
à l’intérieur dedans
y a-t-il encore un peu de place pour nos visages
nous sommes un peu partout
tu sais Mona
Mona
quand on a peur de perdre c’est ça qui est le plus dur
d’être perdu dans la foule je crois
je te regarde je n’en suis plus sûr je doute de tout
d’un point fixe dans le ciel qui pourrait être un oiseau
un nuage un appel
un cheveu fou pris dans une goutte de pluie
tu pleures Mona tu pleures mais
qu’allons-nous diviser rendre à la pierre
quand nous en aurons fini avec ce qui tranche
nous blesse et nous laisse là comme deux chevaux
deux corps usés par le temps la mauvaise pluie et le crachat qui
a fait un trou dans la bouche par où nous sommes entrés
la première fois dans si peu de lumière
qu’on avançait l’un vers l’autre
Mona je te disais les yeux fermés le corps à l’arrache
le ventre ouvert pour sortir tous nos trésors
de guerre d’abandon et de mystère
la tête perdu dans ce monde décadent
qui nous colle à la peau comme un fil tendu peut-être
un peu trop court pour tourner la page entre nous
qu’avons-nous écrit sur l’âge tendre
de notre amour tu sais Mona je vais
je vais partir je vois encore quand je me traverse
quand je me réveille la nuit
ta chevelure emmitouflée dans l’air quand il fait froid
des souvenirs à la surface quand la pluie fait tomber les toits
je tremble à nouveau tu vas prendre froid
c’était un cri plus fort que l’autre quand il fallait partir
nous quitter nous boire même sous la pluie Mona
Mona j’ai encore avec les vieilles clés dans mes poches
ta petite barrette en or afin
afin que je m’empêche de te voir mona ta petite barrette en or fin que je mettais dans tes cheveux
quand il fallait faire vite avant de nous quitter
Mona

 

 

 

9. CAR NOUS DEVONS ECRIRE LA FIN DU MONDE (musique : bissecta/d i v//texte : d i v//voix : d i v/bissecta)

 

Cours après moi que je te rattrape au corps de la cheville te suivre comme une eau chaude j’arrive ouvre ta bouche un mot et je l’écris ça va je suis ici ta peau toute ornée de salive et d’attention où je mets les pieds la traversée est longue elle se fera de nuit monte sur mon dos sur mes épaules balance ta rage de vivre sont mortes nos lucarnes appel d’air appelle-moi comme tu veux mon amour petit animal ma Joconde pourriture tout ce qui passe dans ta tête est un tableau déchiré par tes ongles tes dents de carnaval derrière un masque blanc me rappelle un fruit que nous avons mangé ensemble sur cette île paradisiaque où nous sommes morts maintenant que tu frappes à ma peau pour me sortir de là je n’entends rien nous sommes du sable et la rosée du matin tiendra le reste toutes les fleurs dans ton collier de perles à ton cou les champs de blé les longues trainés de ciel bleu derrière nous quand l’estomac chante à tue-tête le silence l’arome de ta nuque verte est la vague bleue nuit dans tes jambes toutes arrosées mes cheveux ta boussole pour nous rendre dans la petite église blanche au bord de la mer quand les enfants jouent avec le soleil entre tes doigts j’ai vu l’été j’ai vu l’été quand tu prenais ma bouche comme un bonbon fruité orange au palais rose palabre m’isole un peu ta mousse à la démarcation d’un ongle fléchir reculer sucer tes boucles blondes jusqu’à ton eau j’aimais ta peau j’aimais ta peau sortir dedans rentrer dans moi et nous chassons les ombres pour avancer retourne toi que je t’enroule t’inonde et me soulève et me pousse et m’arrive comme une lumière dans les yeux pour trouver la route car nous devons écrire la fin du monde toi et moi mourir comme deux papillons à la même fleur empoissée l’amour l’amour l’amour les autres corps le fleuve mal suspendu d’équerre droit noueuse farandole autour du bras pour sentir la profondeur du lac avant de m’endormir dans toi et c’est fini et c’est fini car nous devons écrire la fin du monde

 

 

 

 

10. LA GUERRE D'ALGERIE (impro) (musique & texte : d i v)

 

 

 

 

11. TROIS JOURS CHEZ MON PERE (musique & texte : d i v)

 

Qu’est-ce qu’on est venu faire, dans le corps de l’autre, t’as vu la belle lumière, au scalpel bleu mais c’est la nôtre, qu’on découpe avec de la peau, j’aime bien te regarder nue, trembler comme un tournesol, avec toi le sommeil, tout à l’heure la soupe dans les cheveux, l’acier dans la bouche quand il faudra mordre, dans la petite barrette en inox, qui tient toute seule dans les dents, ne dit rien de la rivière et de l’écorce, ça passera dans l’œil le bonheur, simple et nue sa trace, où tu veux n’importe où, à force de tenir dans les angles comme une fenêtre, à l’intérieur d’une plage ou d’une maison, je suis l’homme parmi les abeilles, et je te porte sur mon dos, on va loin tu souffles à l’infini, j’ai même pas vu le ciel j’ai même pas vu le ciel, qu’on est déjà parti, c’est chaud cet endroit là du monde, qui lentement remonte pour s’écrouler un jour, qu’est-ce qu’on est venu faire, je viens, il y a une grande variété de couleurs et d’eaux, qui nous entraîne, je suis resté là pendant 3 jours, je suis bien je vais pouvoir écrire, en regardant la mer en face de moi qui, doucement arrive, sur les premières pages du livre…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MON SUPERBE ENNEMI

 

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[ regarde approche-toi regarde approche-toi ]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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